Maison de la Sagesse

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1er juin  2016 : lancement du séminaire « Humanismes et Religions »

30 et 31 août 2016 : suite du séminaire à St Jean de Garguier

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Historiquement la « Maison de la Sagesse » se voulait une bibliothèque. Fondée par le calife abbasside al-Mansûr au IXème siècle à Bagdad, elle est entrée dans un mouvement très fécond de traduction et de dialogue. Aux yeux des penseurs musulmans, il s’agissait de chercher la Vérité, de la démontrer à partir de concepts antiques. C’est à cette fin qu’ils rassemblèrent une immense collection de manuscrits anciens. À Bagdad, la Maison de la sagesse a été le cadre d’un dialogue entre des sagesses de nature et de traditions diverses. La recherche de la Vérité a poussé des hommes de sensibilité religieuse différente à réfléchir, à débattre et à discourir ensemble.

L’Institut catholique de la Méditerranée (ICM) s’inspire de ce modèle et propose ainsi une initiative ambitieuse s’inscrivant tout à la fois dans la continuité des « Ateliers culturels méditerranéens » qui s’étaient tenus à Marseille entre 2008 et 2010 et qui avaient été réunis par M. l’Ambassadeur Jacques Huntzinger, et dans la continuité du « Parvis du Cœur » organisé à l’occasion de Marseille-Provence capitale
uropéenne de la culture 2013.

« La Maison de la sagesse » est un projet articulé autour d’un cycle de conférences dont la première s’est tenue à la Villa Méditerranée le mercredi 27 janvier avec le concours de l’AVITEM, du Conseil régional PACA, du réseau Chrétiens de la Méditerranée (qui fête ses 10 ans) et de la Fondation euroméditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures. Un séminaire international réunissant des jeunes chercheurs du bassin méditerranéen se mettra en place dans les prochains mois.

Car les défis ne manquent pas. Et, en lançant cette année le premier cycle de la Maison de la Sagesse sur Humanismes et Religions, l’ICM et ses partenaires tentent d’aborder des réflexions permettant d’éclairer notre actualité. Comprendre les résistances d’aujourd’hui par exemple : ces dernières années ont été marquées, en Méditerranée du moins, par la crise et la révolte des hommes contre les défaillances des systèmes – qu’ils soient politiques comme en Tunisie et en Égypte, ou bien financiers comme en Grèce et en Espagne. La défense de l’Homme et sa nécessaire rév
olte, thème cher à Albert Camus, apparaît comme un axe fort, dont les résonnances sont tant politiques que spirituelles. Aider à la définition de la place des religions dans l’espace public également : suivant les récents travaux du philosophe allemand Jürgen Habermas et du théologien Jean-Marc Aveline, la place des religions dans l’espace public semble posée une interrogation fondamentale pour notre temps et la définition des identités. Au cœur des processus de sécularisation et à la croisée des fanatismes de tout bord, une réflexion sur les dimensions politiques des religions s’imposent. L’enjeu est bien de réfléchir à la citoyenneté de demain. Pour relever le défi de l’ « entente culturelle » et échapper aux « identités meurtrières », l’éducation s’impose à nous comme un chantier évident. Ce sont ces défis, ces enjeux que nous tenteront de relever au cours de ce projet : les différents rendez-vous vous seront proposés sur notre siteweb.

 

Le 27 janvier, le thème abordé était celui des « frontières ». En plein cœur de trois journées de master-class dédiée au thème de la coopération transfrontalière et internationale, Anne-Laure Amilhat-Szary, professeur à l’Institut de géographie alpine de l’Université Joseph Fourier de Grenoble, Joseph Maïla, ancien directeur de la Prospective au Ministère des Affaires étrangères et ancien recteur de l’Inst
tut catholique de Paris, et Abderrazak Sayadi, professeur d’étude comparée des faits religieux et des civilisations à l’Université La Manouba de Tunis ont apporté des éclairages divers à la problématique: « quels sens pour la coopération et le dialogue aujourd’hui? » Animé mercredi soir par Jacques Huntzinger, ancien diplomate, le programme « Maison de la Sagesse: Humanismes et Religions » a ouvert un cycle qui permettra à l’ICM et ses partenaires de creuser un peu plus le puits de la rencontre.

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De gauche à droite :

  • Jacques Huntzinger,
  • Anne-Laure Amilhat-Szary,
  • Abderrazak Sayadi,
  • Joseph Maïla,
  • Jean-Claude Petit.

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