Religions et Franc-Maçonneries

Franck FREGOSI
Pr Science Politique
IEP/CHERPA Aix en Provence
Vendredi 10h – 16h
1, 8, 29 mars 2019
70 euros – 3 crédits

Ce cours vise à appréhender les interactions nombreuses entre l’univers religieux et celui de franc-maçonnerie, dans lesquelles la fascination, la passion autant que les craintes et la répulsion tiennent une place considérable, au prisme d’une lecture à la fois historique et sociologique.

Il s’agira pour nous de tenter d’appréhender la franc-maçonnerie comme un fait social à part entière, susceptible d’être analysé à l’aune des mêmes outils d’analyse produits par les sciences sociales et appliqués aux diverses religions contemporaines. En effet, démontrer qu’une approche sociologique de l’univers de la franc-maçonnerie est possible ne vise pas pour autant à faire de la maçonnerie un objet autonome, singulier (tous les faits sociaux sont porteurs de spécificités !) coupé du reste des autres phénomènes sociaux et susceptible d’une analyse spécifique. Loin s’en faut ! Aussi avons-nous pris le pari de cibler plus particulièrement ses rapports avec l’univers de la croyance et des institutions religieuses.

Chemin faisant nous serons amenés à revisiter les grandes dates comme les textes structurant l’univers des relations complexes et souvent conflictuelles entre les religions et les franc-maçonneries en mettant à jour tant les nombreux emprunts entre les deux phénomènes, mais sans méconnaître pour autant les tensions qui ont pu également apparaître au cours de l’histoire et dont certaines perdurent encore de nos jours (anti-maçonnisme chrétien et musulman, perceptions laïcistes du religieux, querelles à propos de la laïcité, obsession du communautarisme…).

Il s’agit autant de repérer la franc-maçonnerie en société comment elle s’y manifeste (son mode d’organisation, ses usages, ses types d’intervention sociale…) et en même temps de voir en quoi et comment la société dans son hétérogénéité est aussi présente au dedans de la franc-maçonnerie (diversité sociale, rapports de classes, diversité ethnique et religieuse, …). Et cette interrogation vaut autant pour la maçonnerie qui assume clairement un rôle civil et civique (Grand Orient de France et toute la franc-maçonnerie dite adogmatique) comme dans celle (franc-maçonnerie dite traditionnelle et régulière) qui évite formellement toute surexposition sociale au profit du confort apparent ou apparemment apaisant et sécurisant du ritualisme et de l’ésotérisme. Des exemples récents ont bien montré que la plus stricte séparation censée régner entre l’univers dit sacré du travail sur soi et l’univers réputé profane de la société n’empêchait pas et n’a jamais pu contenir l’effraction du profane dans le sacré. C’est sans doute là la preuve que la maçonnerie est une forme d’organisation sociale anormalement normale quand bien même elle se réclame d’un sacré immanent, d’idéaux humanistes louables et prétendrait œuvrer à l’amélioration globale de l’humanité.

Notre propos dans ce cours n’a nulle prétention apologétique, ni dans un sens, ni dans un autre, tout au plus cherchons nous à prendre un peu de distance par rapport aux clichés, aux stigmates et aux raccourcis hérités du passé, afin de rendre compte de la complexité des rapports pouvant exister entre fait religieux et fait maçonnique.

Pour s’inscrire :
– en ligne en cliquant sur le lien suivant : formulaire d’inscription 2018/2019
– par mail istr@icm13.com
– par téléphone au 04 91 50 35 02

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