Christianisme antique en Provence

Mardi 18h – 20h

Avec une visite du Musée d’Histoire de Marseille (date à déterminer en début de cours)
Jean Guyon, Manuel Moline, Bernard Lorenzato
Fil rouge par Catherine Pagès
3 crédits
70 euros plus le prix de la visite

–  6 novembre, Jean Guyon : Introduction
– 27 novembre et 11 décembre, Bernard Lorenzato: Histoire des sources chrétiennes de l’Église en Provence à  travers les écrits des « Pères de l’Eglise provençaux »
– 18 décembre et 8 janvier, Manuel Moliner :  Présentation de l’église paléochrétienne de la rue Malaval à Marseille avec ses tombes vénérées et la production d’huile sainteet présentation des rites funéraires chrétiens à Marseille.
– 22 janvier, Jean Guyon : Les inscriptions chrétiennes dans l’Antiquité tardive : des témoins de la foi et de la spiritualité des  fidèles

 

Programme détaillé

6 novembre, Jean Guyon, cours d’introduction :

L’Antiquité tardive en Provence (IVe-VIe siècle) : Naissance d’une chrétienté

En dépit des « traditions apostoliques » qui ont fleuri en Provence au Moyen Âge, faisant de Marie Madeleine et ses compagnons les évangélisateurs de la région autour de l’an 40, il est clair, comme l’écrivait déjà Sulpice Sévère au IVesiècle, que « la religion du vrai Dieu a été prêchée tardivement de ce côté des Alpes » et que la Provence ne fait pas exception à cette règle.

La christianisation a résulté en fait d’un lent processus qui a conduit, du IVeau VIesiècle, la Provence, comme l’ensemble des Gaules, à passer « d’un monde à l’autre », c’est-à-dire d’une société régie par des références culturelles et religieuses païennes à un univers pétri de signes chrétiens jusque dans sa vie quotidienne. Dès lors, peu à peu, et pour un millénaire, l’Occident est entré dans ce que le Moyen Âge a appelé « la chrétienté ».

27 novembre et 11 décembre, Bernard Lorenzato:

Histoire des sources chrétiennes de l’Église en Provence à travers les écrits des « Pères de l’Eglise provençaux »

On découvrira les principaux écrivains et penseurs de l’Église de Marseille et de Provence du IVeau VIesiècle.Nous saluerons Honorat fondateur de Lérins, Cassien, le père du monachisme provençal, Salvien venu de Trèves, d’abord moine de Lérins, puis prêtre à Marseille, Fauste à Riez ainsi que les grandes figures des évêques d’Arles, Hilaire et Césaire.

18 décembre et 8 janvier, Manuel Moliner :

Présentation de l’église paléochrétienne de la rue Malaval à Marseille avec ses tombes vénérées et la production d’huile sainte

Présentation des rites funéraires chrétiens à Marseille.

18 déc. : « L’église paléochrétienne de la rue Malaval à Marseille, archéologie et rituels chrétiens ».

Avec la découverte inattendue en 2004 d’une église du Ve s. située extra-muros, aujourd’hui quartier de la Joliette, dotée d’aménagements liturgiques exceptionnels, ce sont des traces archéologiques inédites des premiers temps du christianisme à Marseille qui sont livrées ainsi à l’expertise scientifique et à la valorisation publique des découvertes. Parmi ces faits, une sépulture double vénérée retrouvée intacte qui a révélé le mode d’obtention de l’huile sainte.

08 janv. : « Les rites funéraires à Marseille durant l’Antiquité tardive ».

Des découvertes anciennes mais surtout plusieurs fouilles archéologiques depuis une quarantaine d’années ont permis de dresser des bilans précis des connaissance sur l’approche de la mort de Marseille grecque, romaine et chrétienne. Des recherches scientifiques détaillées comme la relecture des trouvailles signalées depuis le XVIe s. livrent une vision diachronique très documentée du des rituels funéraires dont ce cours détaillera nos connaissances pour les premiers temps chrétiens dans les ruptures comme dans les continuités avec les temps païens. Du sujet dans sa dernière demeure, à la tombe dans le cimetière et les églises funéraires qui apparaissent, c’est une ère nouvelle qui est alors éclairée par le monde des morts.

 

22 janvier, Jean Guyon :

Les inscriptions chrétiennes dans l’Antiquité tardive : des témoins de la foi et de la spiritualité des fidèles

Ce cours est conçu en contrepoint des deux conférences de Bernard Lorenzato sur ce qu’on a coutume d’appeler « l’école provençale de spiritualité » qui a procuré à la région, au Vesiècle surtout, une aura sans équivalent à aucun autre moment de son histoire.

Il essaiera de montrer quel écho a rencontré auprès des fidèles l’enseignement des maîtres de cette école, les « Pères de l’Église provençaux ». Le témoignage des inscriptions funéraires propose un écho à l’enseignement des Pères de L’Église provençaux et manifestent chez les fidèles un sens de la foi fort aiguisé.

Ce cours sera l’occasion d’un parcours dans les musées et les sites de la région, à la découverte de ce patrimoine insigne qui reste fort méconnu.

 

Bibliographie :

GUYON

Guyon,« À propos d’une inscription du cloître de Saint-Sauveur. La double vie posthume d’un clerc aixois : chanoine du XIesiècle ou évêque du Vesiècle ? », Revue archéologique de Narbonnaise, 10, 1977, p. 199-216 (https://www.persee.fr/doc/ran_0557-7705_1977_num_10_1_1013)

Guyon, « Baptistères et groupes épiscopaux de Provence. Élaboration, diffusion et devenir d’un type architectural », Actes du XIeCongrès international d’archéologie chrétienne, Vatican-Rome, 1989, p. 1427-1449 (https://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1989_act_123_1_3541)

Guyon, « Les premiers monuments du culte chrétien de Saint-Maximin (Var). Bilan de deux campagnes de fouilles (1993-1994) », Bulletin de Société nationale des Antiquaires de France, 1996, p. 285-295 (https://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_1996_num_1994_1_11502)

Guyon,« Émergence et affirmation d’une topographie chrétienne dans les villes de la Gaule méridionale »,Gallia, 63, Paris, 2006, p. 85-110 (https://www.persee.fr/doc/galia_0016-4119_2006_num_63_1_3287)

Guyon, M. Heijmans, L’Antiquité tardive en Provence (IVe-VIe siècle) – Naissance d’une chrétienté, Arles, Actes Sud – Les sources chrétiennes de la Provence, 2013, 224 p.

MOLINER

Moliner 2006a : MOLINER (M.) – La basilique paléochrétienne de la rue Malaval à Marseille. Gallia, 63, Paris, 2006, pp. 131-136.

Moliner 2009e: MOLINER (M.) – La memoria de la basilique paléochrétienne de la rue Malaval à Marseille, premières approches. In,Saint-Victor de Marseille, études archéologiques et historiques. Actes du colloque Saint-Victor, Marseille,18-20 novembre 2004. M. Fixot, J.-P. Pelletier éd. Bibliothèque de l’Antiquité tardive publiée par l’Association pour l’Antiquité tardive, 13, Turnhout 2009, pp. 107-123.

Moliner 2010b: MOLINER (M.) – Archéologie funéraire à Marseille, Ve s. av. J.-C./VIe s. apr. J.‑C., l’apport des fouilles récentes des nécropoles de Sainte-barbe et Malaval. In, Actes du colloque Archéologie des rivages méditerranéens, 50 ans de recherches, Arles (Bouches-du-Rhône) 28-29-30 octobre 2009. Sous la direction de X. Delestre, H. Marchesi. Paris, 2010, pp. 427-438.

Moliner 2011 : MOLINER (M.) – Les tombes de l’Antiquité tardive dans les maquettes des nécropoles de Marseille d’Hippolyte Augier (1830-1889), observations archéologiques.Provence historique, Tome LXI, fascicule 243-244, janvier – juin 2011. pp. 157-181.

Pour s’inscrire :
– en ligne en cliquant sur le lien suivant : formulaire d’inscription 2018/2019
– par mail istr@icm13.com
– par téléphone au 04 91 50 35 020

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